Débat sur la Collaboration 2.0

23 octobre 2007

dans Collaboration

J’ai suivi ce matin le débat sur la Collaboration 2.0 à l’initiative d’IBM (Lotus) avec des intervenants forts intéressants à écouter :

  • Frédéric Bon, Fondateur de la société Clever Age,
  • Frédéric Cavazza, consultant indépendant et auteur du blog FredCavazza.net,
  • Serge Levan, consultant indépendant et fondateur de la société Main Consultants,
  • Philippe Mathieu, responsable de l’offre Lotus,
  • Cyril Dhénin, responsable éditorial.

Thème central de ce débat : comment favoriser la pratique collaborative en entreprise en utilisant les outils de type Web 2.0 mis à disposition par les éditeurs (et en particulier Lotus, le débat était orienté ;)) et quels sont les freins à la mise en oeuvre de telles pratiques. C’est du moins ce que j’en ai retenu.

Je vous renvoie vers le site Brainsonic qui héberge ce débat et qui vous permettra de le suivre en différé dès demain Mercredi 24/10 : Suivre le débat en différé ici.

Trois sujets principaux dans ce débat, un premier constat sur l’état des lieux et l’état de l’art en entreprise vs. les outils disponibles, un deuxième sujet malheureusement un peu court à mon goût traitant des bonnes recettes pour lancer la Collaboration de type 2.0 en entreprise et enfin une conclusion rapide en forme de réponses aux questions posées au préalable sur le site.


Le débat était de qualité, les intervenants maitrisant manifestement bien leur sujet. J’aurais cependant apprécié un débat un peu plus long, pour, comme je l’ai signalé en commentaire avoir quelques exemples de mises en oeuvre réussies en entreprise, pour faire le pendant de l’exemple donné de cette société qui elle n’a pas encore passé le cap de la Collaboration globale et en souffre manifestement. Ceci mis à part, j’ai particulièrement apprécié la clarté des propos, le réalisme des interventions (pas d’envolées lyriques sur l’intérêt de la Collaboration 2.0 et ses apports exceptionnels au sein des processus opérationnels). Le problème est posé, des réponses sont apportées, un très bon début de réflexion pour tout responsable opérationnel qui souhaite se lancer dans l’aventure et comprendre ce que tout cela peut apporter à son équipe / sa société.

Je cite les quelques pistes données si vous souhaitez réfléchir au sujet, je les trouve en plus assez pertinentes pour avoir réfléchi au problème de mon côté précédemment, l’axe principal de travail étant clairement affiché : Désengorger la messagerie électronique.

Outil banalisé désormais, la messagerie électronique regorge d’emails et de pièces jointes dont on ne sait plus que faire au quotidien. L’information est noyée, les serveurs débordent, il est de plus en plus complexe de retrouver la bonne information au bon moment. Nos intervenants proposent donc de développer l’usage :

  • des fils RSS (Really Simple Syndication) pour tout ce qui est accès à l’information métier, aux informations applicatives (exemple cité : la gestion des congés, je suis preneur de plus d’infos sur ce point d’ailleurs),
  • de l’utilisation d’outils d’aide à la rédaction de documents de manière collaborative en lieu et place de l’envoi de mails avec pièces jointes dont on a du mal à savoir lequel contient la bonne version du document concerné.Là, il est clairement question de wiki, outil considéré comme simple et efficace, « une vraie bonne idée » pour Fred Cavazza. je partage son avis d’ailleurs. Le blog quant à lui permet de mettre en oeuvre facilement et rapidement un espace d’échange entre collaborateurs, en ce sens il est assez complémentaire du wiki. Attention quand même, nous dit Fred Cavazza, aux usages pervertis et à l’impression que cela peut donner en interne quand un collaborateur affiche sa présence sur un blog d’une manière ou d’une autre, des connotations négatives pouvant être observées tant au niveau des autres collaborateurs que de la hiérarchie (d’où selon moi le besoin que ces projets soient poussés par la Direction Générale, comme beaucoup d’autres d’ailleurs),
  • de l’observation de ce qu’il se passe à l’extérieur, auprès d’autres entreprises, de partenaires, pour aller vers une prise de conscience en interne.

Un point important signalé à l’adresse des DSI, être capables de proposer aux utilisateurs des outils en interne avant qu’il n’ y ait appropriation et utilisation de services externes pouvant mettre en défaut la sécurité des données de l’entreprise.

Pour finir cette note, je vous renvoie vers le site de Clever Age qui donne quelques définitions pertinentes de ce qu’est le Web 2.0 : Partie 1 et Partie 2, et comme d’habitude si vous avez des réactions, laissez un commentaire 😉

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